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Aller simple pour l'île d'Art..

Posté le 17/10/2016

 

    Alors on court le risque de s'émanciper, une heure, une once de lucide en transit au loin de la marée. On racole la posture auprès des mots à dire, et on lance l'audace à la gueule béante de l'inaction.

    Parce qu'on en a plus gros sur le cœur, que tout ce qui nous gonfle, à nous le faire obèse. Pris aux griffes d'un sucre qui ne tolère le svelte et l'aéré, et de l'esprit surtout. 

    Car on a la gouache, la guitare ou le doute en guise de porte-voix. D'oser aller cueillir un autre monde ailleurs.

    Juste en poussant l'aorte, emprunter la passerelle de l'imaginaire, cachée derrière l'image, pour rejoindre en son île, l'Art et ses bonnes manières.

    Une île qui respire, à côté de nos têtes, un pouls d'autre mesure que celle que le métro nomme: un "là" toujours plus fixe, à l'accent bien repu, de nous faire rester vague, dans une eau qui pour tant, en endort l'esprit.

    Une île accoudée sur l'épaule des cinq sens, qui convie hautes et basses, pensées à ses délices. Où l'escale se dresse à nous y accorder, décrocher deux, trois bouts d'une lune nouvelle. 

Et c'est l'accoutumance.

    L'Art est un risque qui embarque à ne jamais revenir vraiment. A toujours s’asseoir attendre l'ondée entre terre et mer, qui grêle à la tête, que l'île n'est pas loin.

 

Et c'est ainsi de fuite à chaque grand départ.

 

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